« Peindre n’est pas teindre »

Teinture ou peinture  ?

Jean Dubuffet a dit « Peindre n’est pas teindre ».

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A l’atelier des Pigments, on fabrique des peintures. Et pas de teintures. Pourquoi ?

Tout simplement parce que ce sont deux substances différentes, même si elles sont cousines !
Leur point commun  : elles servent à colorer. Mais leur fabrication et leur utilisation ne sont pas similaires.

 

Teinture

Une teinture, généralement liquide, est composée d’un colorant soluble. Elle va être absorbée par le support à teinter, et colorer celui-ci en profondeur. Les teintures sont le plus souvent utilisées pour colorer des textiles par immersion dans un ou plusieurs bains colorés.

 

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Il existe des teintures naturelles, végétales ou animales (garance, indigo, cochenille) et des teintures de synthèse. Les teintures chimiques du commerce comportent en général mordants et fixants en plus des colorants.

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Les teintures naturelles faites à la maison sont réalisées à base de végétaux par macération, infusion ou décoction. Pour fixer la couleur dans les fibres, certaines opérations sont nécessaires, comme le mordançage. Sans ces opérations, la couleur « déteint » au lavage, ou ne résiste pas bien à la lumière.

Image In The Loop.

 

Peinture

Une peinture, quant à elle, reste a priori en surface du support. Il s’agit d’une couche colorée qui ne pénètre pas vraiment en profondeur. Elle a une fonction de revêtement et est étalée sur la surface à peindre grâce à divers outils, comme le pinceau.

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Une peinture est composée de pigments (poudres colorées) en suspension dans un liant (une sorte de colle). Les pigments ne sont pas dissous dans le liant. C’est ce liant qui, en englobant chaque grain de couleur, va fixer le pigment sur le support.
Tout l’intérêt pour fabriquer une peinture va être de trouver le liant qui convient le mieux au support, et qui sera le plus transparent possible, pour préserver la luminosité des pigments !

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Une particularité à noter  : nos amis québecois appellent « teinture » le glacis transparent qui permet de teinter un bois tout en laissant ses fibres apparentes. Ici en France, on parlera plus souvent de « lasure », même si ce terme n’est pas tout à fait historiquement correct…

Mais cela fera le sujet d’un prochain post !

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