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A
Adjuvant

Substance facultative ajoutée en petite quantité à un mélange pour en modifier les propriétés ou en améliorer l’efficacité (ex. agent mouillant, conservateur, épaississant, etc.).

Agent mouillant

Aide à disperser dans l’eau des particules (pigment) qui n’ont pas une compatibilité parfaite avec l’élément aqueux : alcool, savon liquide, fiel de boeuf…

Aplat

Plage de couleur à la surface uniforme.

Apprêt

Couche préparatoire ou « d’accroche », particulièrement utilisée en cas de fond peu idéal ou non absorbant (métal, plastique…)

B
Badigeon, badigeonner

A l’origine, expression réservée aux préparations à la chaux. Elle s’est ensuite étendue à toutes les peintures que l’on peut appliquer en dilution, à la brosse large et épaisse.

Blaireau

Large pinceau plat très souple et extrêmement doux, fabriqué en poils de l’animal du même nom (on en trouve aujourd’hui en fibres synthétiques). Il sert à estomper les traces de brosse (« blaireauter »)

Blanc de meudon

Dit aussi « Blanc d’Espagne ».

Carbonate de calcium, communément appelé craie : calcaire réduit en poudre utilisé comme charge (voir ce mot)

Broyage, broyer

Historiquement, opération qui permettait d’affiner les pigments bruts pour en obtenir une granulométrie optimale. Cette opération était réalisée dans les ateliers, souvent par les apprentis, puis elle fut prise en charge par les marchands de couleurs.

De nos jours, les pigments du commerce sont affinés de manière industrielle et ne nécessitent généralement plus d’être broyés. Ce terme est pourtant encore utilisé et désigne alors le « liage », qui permet un mélange intime du liant et du pigment.

Voir aussi « Molette« .

C
Camaïeu

Palette monochrome, composée de valeurs différentes d’une même teinte.

Charge

Matière apportant consistance (et souvent opacité) à une peinture. Exemple : craie.

Couleur chaude

Couleur comprise entre le jaune et le rouge-violet sur le cercle chromatique (jaune, jaune orangé, orange, rouge orangé, rouge, rouge violet). Elles ont la réputation d’être plutôt énergisantes. Attention, le concept de couleur « froide » ou « chaude » n’est pas absolu : en juxtaposition avec une autre teinte, le même pigment peut paraître, en comparaison, chaud ou froid.

Couleur froide

Couleur comprise entre l’indigo et le jaune-vert sur le cercle chromatique (indigo, bleu, bleu-vert, vert, jaune-vert). Ces couleurs sont considérées comme calmantes. Attention, le concept de couleur « froide » ou « chaude » n’est pas absolu : en juxtaposition avec une autre teinte, le même pigment peut paraître, en comparaison, chaud ou froid.

Couleur primaire

Selon la théorie chromatique, les trois couleurs primaires ne peuvent pas être fabriquées en mélangeant d’autres couleurs mais leur mélange permet d’obtenir toutes les autres couleurs. Elles sont placées en triangle sur le cercle chromatique classique.

A titre indicatif, voici les principaux pigments qui constituent généralement les couleurs primaires.
Le « jaune primaire » s’apparente à un jaune citron (pigment PY3 ou PY74)
Le « bleu primaire » est un cyan ou bleu phtalo (PB15 ou PB15+PB16)
Le « rouge primaire » est un magenta et tire vers le rose (PR122).

Couleur rompue

Dite aussi « couleur cassée » : sa saturation est atténuée par l’ajout de sa complémentaire ou d’une teinte neutre.

Couleur secondaire

Selon la théorie chromatique classique, les couleurs secondaires résultent du mélange des trois couleurs primaires*. Il s’agit de l’orange, du vert et du violet.

L
Liant

Produit agglutinant. Il enrobe le pigment et le fixe au support lors du séchage ou de la solidification.

M
Molette

A l’époque où le peintre partait de matériaux colorants bruts sous forme agglomérée (fragments de terres, cailloux minéraux etc), il était nécessaire de les « moudre » pour d’affiner la matière colorante jusqu’à l’obtention de la granulométrie optimale du pigment. Cette opération, le broyage, était réalisée à l’aide d’une sorte de pilon, la molette, sur une plaque de pierre dure (marbre, porphyre, etc.)

Moins indispensable aujourd’hui, une molette en verre reste pourtant un outil présent dans de nombreux ateliers. Elle est encore bien utile quand il s’agit de lier les pigments sur une plaque de verre, notamment dans la fabrication d’aquarelle ou de tempera à l’œuf.

Voir aussi : « Broyage« 

P
Poncif

Tracé sur papier d’un dessin percé de petits trous permettant d’y déposer une poudre colorée par tapotage ou frottement d’une poupée*, afin d’en reporter ainsi les contours sur un support.

Poupée

Poche de tissu aéré contenant du pigments et servant pour le report du poncif*.

R
Réversible (réversibilité)

Pour une couche picturale ou un liant : qui peut se dissoudre même après son complet séchage, ce qui empêche l’application d’une couche supérieure sans affecter la précédente (ex. aquarelle, gouache).

S
Saturation (couleur saturée)

Une couleur est dite saturée quand sa teinte est pure, ne contenant théoriquement ni blanc, ni noir, ni gris, ni couleur complémentaire. La saturation est aussi appelée « luminosité ».

T
Térébenthine

Essence naturelle obtenue par distillation de la gemme de pin. Solvant des graisses, des huiles et des cires.